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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:46
Ci-dessous, les propos du Pr. Michel Rouche (Sorbonne), suivis de quelques remarques…

L’histoire du mariage est celle d’une conquête de l’altérité. L’histoire du mariage monogame puis indissoluble est une longue conquête de l’altérité à travers les siècles. Elle passe par les phases du matriarcat, du patriarcat puis du libre choix mutuel.

Connaître la préhistoire du mariage est indispensable pour comprendre sa situation actuelle. En effet, aussi loin que puisse remonter la mémoire sans le secours de l’écriture, l’étonnement devant la femme enceinte – sous la forme des statuettes des Vénus préhistoriques – et les questions posées par les origines de la vie firent que les premières formes de socialisation se focalisèrent sur un statut de supériorité de la femme.

Une mère, des pères inconnus et… un oncle

Avec les sociétés indo-européennes, s’instaurèrent depuis l’Inde jusqu’à l’Irlande des tribus matriarcales dirigées par des femmes. Ces reines ou ces princesses s’unissent simultanément à plusieurs hommes, souvent frères, pour en obtenir de beaux et forts enfants. Comme elles sont incapables de dire quel en est le père, elles désignent leur frère aîné comme père putatif. Doté de l’autorité, ce « père efforceur » comme il est appelé chez les Anglo-saxons a laissé son nom dans le monde indo-européen : oncle, du latin avunculus, petit grand-père. Quand nous disons oncle, nous sous-entendons aujourd’hui sans le savoir oncle du côté féminin, du côté de la mère en oubliant l’oncle du côté paternel. C’est une survivance des sociétés matriarcales avec polyandrie, du temps où il n’y avait qu’un seul parent : la mère.

D’autres exemples de ce vocabulaire de la parenté matriarcale pourraient être cités venant du latin dans la langue française. Remarquons simplement, puisque la femme choisit ses hommes, que les termes de maritagium, prendre un mari et de matrimonium, devenir mère, qui ont donné tous deux plus tard mariage, sont envisagés uniquement du point de vue de la femme.

Les sociétés matriarcales sont donc incestueuses. Sans tabou, elles engendrent la guerre. Par suite du partage à égalité entre les enfants, les querelles fratricides sont habituelles, les guerres sont endémiques, les sacrifices humains courants.

Ces excès furent tels qu’ils engendrèrent un nouveau système, rendu inévitable avec l’apparition des villes et du droit. Lentement, le matriarcat recula devant le patriarcat en se réfugiant aux extrémités des mondes urbanisés ou en se réduisant à la matrilinéarité des successions.

L’apparition du patriarcat est un progrès

Le mariage polygamique est issu du renversement du système précédent. De plusieurs hommes, on passe à plusieurs femmes. De la mère, on passe au père car comme le remarquait Aristote « les tribus les plus guerrières sont toujours dirigées par des femmes ». Ce renversement de pouvoir se produit lentement par refus du type de violence précédent. Les sacrifices humains de femmes sont remplacés par ceux des hommes car on sacrifie toujours aux dieux le bien le plus précieux. Apparaît alors l’exigence de la virginité pour les épouses, afin que la paternité apparaisse et ne soit pas contestable. Dès lors, l’adultère devient un crime, tandis que l’enfant a deux parents et non plus la mère seule. Il peut s’en détacher et renoncer à la fusion incestueuse grâce au père. Le patriarcat est donc un progrès par rapport au matriarcat, même dans les sociétés esclavagistes qui développent le concubinage et même lorsque les mariages sont de type endogamique au point d’être incestueux, selon un degré de parenté plus ou moins proche.

Certaines civilisations, comme Athènes et Rome, tentent de passer au mariage monogamique avec des règles strictes consolidant la filiation : pater id est quem nuptiae demonstrant, le père est celui que prouvent les noces. Mais ce mariage de type naturel reposant sur le choix des parents et la dot reste un contrat juridique, qui finit par être rompu sous la forme du divorce.

Le nouveau modèle du mariage monogame et chrétien

C’est ce mariage instable, devenu minoritaire devant le concubinage, que découvrent les chrétiens quand ils se répandent dans l’Empire romain au IIe siècle. Prenant au pied de la lettre l’adage du juriste Ulpien consensus facit nuptias, le consentement (des époux et non des parents) fait les noces, ils prônent un mariage monogame libre et indissoluble, parce qu’il est l’union du Christ et de l’Église, donc éternel et irréversible.

À peine ce modèle est-il conforté par l’union de l’Église et de l’État en 392, qu’il se trouve contesté par le retour en force des structures matrilinéaires païennes véhiculées par les invasions germaniques. Le combat pour généraliser le mariage monogame libre et indissoluble dura plus de 500 ans. Il eut lieu sur deux fronts, intellectuel et juridique :

• Les Pères de l’Église, en particulier saint Augustin, mort en 430, luttent contre l’amour passionnel et répandent la conviction que le véritable amour conjugal est un amour de prédilection, un amour qui trouve son accomplissement dans les enfants, l’acceptation de l’autre dans sa différence et l’appel à la fidélité des époux par le sacrement.

• Sur les vingt-cinq conciles de l’époque mérovingienne, dix-sept interdirent les mariages de consanguinité et incestueux.

• Les sociétés rurales de l’époque, vivant en cellules fermées, refusèrent ces lois et s’obstinèrent à pratiquer des mariages de proche en proche entre homme et femme de même sang. Les interdictions furent alors portées jusqu’au septième degré de parenté, afin d’obliger les jeunes à chercher une épouse loin du village natal.

L’altérité dans le choix du conjoint ne devint générale qu’aux alentours de l’an mille.

C’est à ce moment-là seulement que l’on peut parler de triomphe du modèle du mariage monogame indissoluble, d’autant plus que le divorce avait été interdit par une loi civile de Pépin le Bref en 744. Les interdits de consanguinité furent alors ramenés au concile de Latran IV au quatrième degré, entre cousins germains (cet interdit n’en fut pas moins tourné clandestinement dans les sociétés rurales jusqu’au XXe siècle, tant le lien du sang reste toujours plus fort que le lien conjugal). Dès lors, le modèle du mariage monogame sous la forme de la cellule conjugale, s’étendit à toute la chrétienté.

Les obstacles du puritanisme et de la pression sociale

Mais ce fut pour connaître d’autres combats. Ce furent d’abord le refus de la sexualité avec les cathares, puis le refus du sacrement de mariage avec les protestants au XVIe siècle.

Sur un fond de pessimisme affirmant l’irrépressible ardeur du désir, une vague de puritanisme confondu avec une maîtrise de la sexualité, se répand depuis Genève et les pays protestants à partir de 1750 et l’emporte jusqu’en 1950.

Les catholiques, par peur de paraître moins vertueux, suivirent le mouvement qui culmina à l’époque victorienne. Pourtant, le concile de Trente avait tenté – par le décret Tametsi – de libérer le couple de la pression sociale, en particulier de celle des parents, en rendant obligatoire la liberté du consentement des jeunes époux.

Ce fut peine perdue car le mariage restait un acte politique et social, sans aucune prise en considération de sa dimension privée. Pourtant, ce n’était pas faute de grands penseurs dans l’Église qui luttèrent contre le pessimisme et le puritanisme, tels saint François de Sales et saint Alphonse de Liguori. Un premier coup fut porté au mariage conjugal indissoluble fut porté avec la condamnation de la mystique madame Guyon en 1699. L’Église perdit alors son monopole du discours amoureux. Écrivains et philosophes lui opposèrent l’idéal de l’amour qui doit être au rendez-vous le jour des noces et laïcisèrent le refus de l’accord des parents. Paradoxalement, la Révolution française appliqua la liberté du consentement des époux, tout en réintroduisant le divorce. Le choc fut tel que le Code civil de 1804 revint en arrière sur le divorce en particulier.

Le modèle monogame fut rétabli au XIXe siècle, mais la généralisation de la liberté du consentement chez tous les jeunes aux alentours des années 1890, assura le succès de cette vieille revendication de l’Église. La restriction des naissances inaugurée par la France dès 1750, accentuée par la pilule, la réapparition du concubinage après Mai 68 et enfin la crise religieuse, firent reculer le mariage en France de 400 000 à 250 000.

Le «mariage» homosexuel, une involution

C’est dans cette atmosphère que naît pour la première fois la réclamation du mariage des homosexuels. La diminution du nombre des paysans dans les sociétés européennes fit disparaître l’influence du groupe social viscéralement hostile à l’acceptation de personnes à la sexualité contre-nature, la déstructuration des liens du mariage, l’absence de mémoire des luttes qui menèrent au mariage monogame de type altruiste et le refus de tout interdit expliquent la réapparition du vieux réflexe primitif : épouser le même. Les mariages de consanguinité avaient pour but de rester en famille. Ce fut le cas des indéracinables mariages entre cousins germains, malgré les interdits de l’Église.

Remontons plus haut jusqu’aux mariages entre frères et sœurs dans l’Égypte antique attestés par d’innombrables ostraka. Regardons les malédictions qui frappaient les couples incestueux, la mère de Hamlet et son oncle, Phèdre et son beau-fils Hippolyte, etc. Il s’agissait d’unions de même sang.

Les prétendus « mariages » homosexuels sont des unions de même sexe. La peur de l’étrangeté de l’autre amène à la recherche de l’identique. C’est le retour fusionnel à l’origine, celui des frères au même ventre maternel polyandre. Les mariages homosexuels ne sont pas une évolution normale de la société. Ils ne sont pas non plus une révolution sociale. Ils sont une involution, c’est-à-dire un retour en arrière, un désir de mort par refus de l’altérité. Ce refus de l’altérité est caractéristique du racisme.

Professeur Michel Rouche
pour Famillelogo UMPChrétienne

frise-2.jpg

Je reprends la main, pour me réjouir du bon papier de Rouche, au moment où la régression sociétale est à l'ordre du jour de députés impuissants; à gauche aujourd'hui, comme à droite hier, ceux-ci n'ont plus qu'un pouvoir culturel, quand le pouvoir économique et social est à la Commission européenne.

Ah vous pourrez toujours descendre dans la rue...
...quand la Commission se mêlera de mœurs !

Je regrette néanmoins que Famillelogo UMPChrétienne, l'hebdo' qui rabat les Catholiques de droite au profit de l'UMP*, en profite pour faire gonfler sa veine électorale, pour la prochaine saignée. Sans piper mot, Bertille Perrin laisse ainsi dire, à Philippelogo UMPGosselin, «qu'on n’a pas vu une telle offensive libertaire depuis 1968!» (23/1/2013)
* "Les Catho' voteront-ils pour Sarkollande, le 6 mai?", jaisson.over-blog.com, 28/4/2012

Quelques rappels, Bertille:

1. Nicolas Sarkozy, à Michel Onfray: «la liberté, c'est de transgresser» ("Confidences entre ennemis", PhiloMag, 8/4/2007)

2. Autiste ou à la botte, Samuel Pruvot: «Nicolas Sarkozy - François Hollande: le choc des valeurs» (Famillelogo UMPChrétienne, 30/4/2012).

3. Le choc du valeureux Samuel, quand Xavierlogo UMPBertrand dit: «y a-t-il beaucoup de réformes de société sur lesquelles on revienne», à Eric Mandonnet et Benjamin Sportouch qui demandaient: «la droite doit-elle s'engager à revenir sur le mariage homosexuel et l'adoption?» (l'Express du 20/11/2012).

4. Famillelogo UMPChrétienne appartient à Média Participations, «3ème groupe français d’édition» main 4 dirigé par Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition (le Parisien du 28/6/2012), «attaché aux valeurs de l’humanisme intégral» (l'Express du 01/10/2004).

De l'humanisme intégral, au nu intégral:
pilote-5.jpg
Pilote (Groupe Média Participations)

5. Montagne est aussi le Secrétaire Général des Entretiens de Royaumont où on croise du beau monde main 4 Henri de Castries* par exemple... On dira que je sors du sujet; je répondrai que le débat du mariage homo' est une digression qui arrange tout le monde - à l'UMPS, j'entends. Ce débat permet à deux compères (la droite financière et la gauche-bobo) de ne pas parler d'autre chose main 4
* Pierre Hillard, pour voltairenet.org, dans la rubrique "Corruption"

Jêrome, au Royaume des nigauds bien nés:
«le patriotisme est bon pour les p'tites gens»...
...Henri, aigrefin bien avisé:
«c'est pas bon pour les affaires»

Le dit «beau monde» ne gagne pas à être connu, qu'on l'aborde de l'Autel (Famillelogo UMPChrétienne), dans le siècle (Entretiens de Royaumont) ou au Siècle en revenant de Royaumont... Napoléon, à Talleyrand qu'il soupçonnait de trahison: «vous êtes de la merde dans un bas de soie!» C'est bien de trahison qu'il s'agit, que ces gens bien mis rabattent pour l'UMP (Montagne, à travers Flogo UMPC), soumettent le public à la Banque [1], vantent les mérites de la mondialisation [2] dans une abbaye, ou portent beau dans les manif' contre le mariage homo'. Qui ces gens-là trompent-ils encore, Bertille, quand Xavier Bertrand (ci-dessus) dit que l'UMP, de retour au pouvoir, ne reviendra pas sur une «réforme de société»? Les jobards & bécasses de bonne famille, qui étalent leur indigence intellectuelle et leur soumission femelle [3] sur les pages de Flogo UMPC - la courroie de transmission de Vincent Montagne.

Denis Jaisson
censuré chez youtube.com
mais libre chez rutube.ru


[1] "Jean-Baptiste de Foucauld: face à la crise, il va falloir hiérarchiser nos désirs", (Flogo UMPC, 29/5/2010). Il faut «prendre en charge le mal dominant d’une époque de manière solidaire», dit Foucauld. Autrement dit, nous devons nous serrer la ceinture, pour aider la Banque, tandis que celle-ci se goinfre sur notre dos.

[2] "Une solution pour les retraites: pourquoi pas une immigration qualifiée plus importante?" (Flogo UMPC, 18/6/2010) ou comment faire baisser le salaire d'embauche de vos enfants qui font des études, en les mettant en concurrence avec tous les futurs ingénieurs et cadres du monde...

[3] Alain Soral: «le respect absolu du père conduit plus tard l'esprit féminin à ressentir l'ordre dominant comme indiscutable et indépassable» ("Vers la féminisation?", éd. Blanche, 2007, p.58)
Monseigneur Mgr Luc Ravel évêque aux Armées Père Pierre-Henri Montagne l'Eau Vive BriançonLaurent Cervoni Pascal Jacob

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Published by Denis Jaisson - dans France
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commentaires

triton 25/04/2015 22:28

Merci pour toutes ces informations pertinentes. J'aime beaucoup le côté "vu de l'intérieur" que vous donnez à vos articles, on jurerait que vous exercer dans le secteur militaire et que ce blog est issu de votre raz-le-bol.
Attention aux amalgames et mélange des genres.
Shlomo Sand est un juif qui refuse de faire partie du mouvement sioniste alors qu'Alain Soral pousse à l'amalgame entre juifs et sionistes. Cette faute impardonnable (et récurante) n'est pas le fruit du hasard, je la croit intentionnelle (j'ai eu l'occasion de vérifier en direct à quel point il était opportuniste).

Je n'ai pas encore tout lu mais j'approuve le fait que vous focalisiez l'attention sur le couple force militaire - force économique.
C'est un tandem, que dis-je, un mariage, en perpétuelle lune de miel! Une entente cordiale qui, sous sa forme actuelle, fête son anniversaire cet année. C'est en effet à la suite de la défaite de Napoléon à Waterloo que l'empire britannique est devenu le plus puissant système de domination militaro-économique du monde.
Je pense que la seule manière de lutter contre l'emprise terrifiante de l'empire consiste à prendre les armes culturelles. Regardez ce qui c'est passé au Vénézuela, c'est le ferment culturel qui a permis à la révolution de perdurer, ce ferment qui est attaqué tout les jours en Europe par l'empire.
A coup de publicités, de musique rock, de publications mensongères (voir nos livres d'histoire), d'attentats à la pudeur ou à la vie, ou par des tonnes de coups fourrés, l'objectif principale de l'empire est d'empêcher l'apparition d'une nouvelle cohésion socio-culturelle en Europe.
Exitons-là, engendrons-là, soyons féconds, et nous triompherons!
Négligeons-là, méprisons-là, soyons bourgeois, et nous resterons des handicapés.

Denis Jaisson 26/04/2015 13:46

Ne m’en voulez pas de rester discret au sujet de mon activité professionnelle, en ces temps où Manuel Valls & autres larbins illustrent le concept de la double-pensée, qu’Orwell présenta dans ‘1984’ – les classes moyennes acceptent qu’on restreigne la liberté d’expression, pour mieux protéger celle-ci…

Je vous remercie de me remémorer mon vieux papier; j’en profite pour mettre à jours quelques liens-vidéo, après que youtube.com ait fermé mon compte – l’exercice de la dite «double-pensée»…

Alain Soral n’amalgame pas judaïté et sionisme, bien au contraire! Comment le pourrait-il, d’ailleurs, alors qu’il compte des Juifs antisionistes parmi ses amis et compagnons de combat, et que son meilleur ami accueillit en son théâtre de la Main d’Or (i) une conférence donnée par des rabbins antisionistes de Neturei Karta (ii)… Mais dîtes moi plutôt qui vous a mis cette idée en tête – «faute impardonnable?» - qui est, à l’évidence, en contradiction avec la réalité.

Comme vous, je n’aime pas les opportunistes; faîtes-moi savoir pourquoi vous reprochez à Soral d’en être un, je vous prie.

A l’évidence aussi, pouvoir militaire et pouvoir économique vivent à la colle: «l’argent est le nerf de la guerre», selon le dicton; Marx aurait peut-être dit que l’Armée était un investissement comme un autre (iii)… Napoléon fut lâché après la défaite de Waterloo, comme on fit échec à la Campagne de Russie: par défaut bancaire, au sens large, soit par défaut d’intendance.

Le «peuple vénézuélien», comme vous l’entendez, n’existe pas. Il parler, en l’occurrence, de «classes sociales». Aux extrêmes du spectre social: le compradore qui ne voulait pas de Chavez, d'un côté, et, de l'autre, l’ouvrier agricole qui voulait Chavez comme Président; par conscience sociale, pas comme le produit de votre «ferment culturel». Ce dernier est une catégorie petite-bourgeoise à laquelle j’oppose la dite «conscience sociale» (iv) comme le sociologue oppose le concert-spectacle de musique classique ou le musée, à la bourrée de la fête ou l’outil agricole ouvragé pendant une soirée rurale hivernale.

Un des «objectif principaux de l'Empire» (comme vous dîtes) est de nous faire croire qu’il faut aboutir à «une nouvelle cohésion socio-culturelle en Europe» pour lui résister... Résister à qui, au juste? A l’Empire? C’est-à-dire à l’Europe, n’est-ce pas? Autrement dit, résister à l’Empire en contribuant à la construction de sa structure culturelle? Allons-allons… Poussez l’Empire dehors et le petit-bourgeois la fait rentrer par la fenêtre! Votre jobardise – celle de celui qui a perdu d’avance parce qu’il pense selon les catégories de l’ennemi - illustre la vanité de votre «ferment culturel».

Le Patriote, lui, vous parle, avec réalisme, de «cohésion nationale» - pas de lubie européenne. Que cette chésion-là ne sorte pas spontanément de votre bouche, comme un cri du cœur ou un réflexe de l’instinct de survie – survie collective – vous place, en ce qui me concerne, dans une des deux catégories suivantes: les soumis inconscients et les complices de l’inconscience.

(i) Un de ces rabbins s’inscrivit sur la liste du Parti antisioniste - http://rutube.ru/video/a7c4cdfb5645982921961abe6de7bea2/

(ii) http://fr.wikipedia.org/wiki/Neturei_Karta

(ii) Lénine, ‘L'imperialisme, stade supreme du capitalisme’, 1916, http://www.amazon.fr/Limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme/dp/B003X2B3EO/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1430037715&sr=1-3&keywords=imperialisme+capitalisme+l%C3%A9nine

(iii) Karl Marx: «ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est leur être social qui détermine leur conscience», préface de la "Contribution à la critique de l'économie politique", page 4 chez les Editions sociales, 1957, http://www.amazon.fr/Contribution-critique-l%C3%A9conomie-politique-lallemand/dp/B0000DQ1MJ/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1425822302&sr=1-1&keywords=Marx+Contribution+%C3%A0+la+critique+de+l%27%C3%A9conomie+politique+1957

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